Au pays des merveilles,
là où les rêves prennent formes, là où les étoiles marchent à côté des fées, où les désirs deviennent réalité et où le père Noël descend en premier... C'est là, que la magie s'en est allé.
Les caméras ont réglé leur diaph, les projecteurs ont ajusté leurs gélates, l'image est parfaite : Alice a été violé, elle saigne au milieu d'un champ de coquelicot, une seringue encore enfoncée dans le bras gauche.
Le Père-Noël est dubitatif... il craint que l'on comprenne mal que cette image dénonce la solitude des jeunes vierges vivant dans les contes de fée réécrit par Disney !
La scène va être retournée. Cendrillon remaquille la morte. Bob l'éponge plaisante : un premier rôle mort revient moins cher en caprice de star ! Les étoiles et les fées gloussent. Elles ne peuvent plus rire à gorge déployée depuis leur dernière opération mais le c½ur y est !
Le Père-Noël est agacé, la petite souris n'a pas réussi à vendre les dents en céramique d'Alice après le crash de la bourse. Le film a grevé son budget. Oui-Oui, le producteur dit Non-non maintenant ! Pimprenelle objecte que les produits dérivés les sauveront mais Rudolf en a marre de se casser le cul à faire les livraisons ! Le Père-Noël est au bord de la crise de nerfs lorsque les sept nains arrivent : c'est l'heure de la séance photo !
L'innocence est morte au pays du cinéma... et c'est un navet...